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Bienvenue sur « Le français, ma langue paternelle »,
Le site personnel d'Akira Mizubayashi
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Les Affinités électives...

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Au fil des jours, en 2011

1er décembre 2011/ Une langue venue d'ailleurs a reçu de l'Académie française le Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises et de l'Association des écrivains de langue française le Prix littéraire Asie de l'Association des écrivains de langue française


Ce fut une grande surprise pour moi. Quand j'ai parlé de cet honneur à Jean Starobinski, il m'a dit qu'il en avait été le récipiendaire en 1979. J'apprends sur Internet qu'il s'agit d'un prix attribué dans le passé à des personnalités littéraires aussi éminentes que Roger Caillois et Hector Bianciotti. Suis-je vraiment à la hauteur d'un tel prix ? Il faut en tout cas faire tout son possible pour le mériter par la suite. Je suis fortement encouragé, mais, en même temps, je suis pris de frayeur…
Aller à la page de la Séance publique annuelle 2011 -> ICI.

Le premier décembre, en tant que lauréat du Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises, j'ai été invité à assister à la séance publique de l'Académie française. J'y ai retrouvé J.B.Pontalis, mon éditeur, qui, lui, recevait le Grand Prix de littérature pour l'ensemble de son œuvre !

24 mars 2012
la cérémonie de remise des prix de l'ADELF

Dès mon retour à Tokyo après la séance publique de l'Académie française, j'ai appris qu'Une langue venue d'ailleurs avait été distingué par le Prix littéraire de l'Asie de l'Association des écrivains de langue française (ADELF). En me rendant sur le site de l'ADELF, j'ai constaté que les prix de l'ADELF avaient honoré par le passé des écrivains comme Ahmadou Kourouma, Yasmina Khadra, Raphaël Confiant, Amin Maalouf. Un sentiment de joie mêlée de peur s'empare de moi...

3 décembre 2011/ Entretiens de Royaumont

J'ai été invité, par le député Jérôme Chartier, à participer aux Entretiens de Royaumont centrés cette année sur le thème révélateur de l'air du temps : «Aimer la France». Les Entretiens d'aujourd'hui, qui réunissent plutôt industriels et politiques, ne sont sans doute plus ceux d'autrefois. Mais en prenant la parole dans la magnifique Abbaye de Royaumont, je me suis rappelé ce que Jean Starobinski dit de sa première rencontre avec Georges Poulet dans le livre d'entretiens qu'il a consigné avec Gérard Macé : La parole est à moitié à celui qui parle.... C'est en effet aux Entretiens de Royaumont de 1948 que le critique genevois fit la connaissance de l'auteur des Études sur le temps humain. Plus de 60 ans après la rencontre de ces deux géants de la littérature à Royaumont, je m'y suis trouvé pour répondre au thème indiqué ci-dessus. J'ai prononcé une conférence intitulée « Aimer le français et au-delà... »


A la rencontre de Jean Starobinski

Presque 40 ans après la première approche de La Transparence et l'Obstacle, j'ai enfin rencontré son auteur.


J'ai écrit dans Une langue venue d'ailleurs :
«Je l’ai dit : au cours de mes années d’apprentissage à Tokyo et à Montpellier, j’avais pris l’habitude de recopier des phrases ou des paragraphes entiers d’auteurs qui m’avaient frappé. Je m’étais constitué un cahier de citations ; et je m’aventurais de temps à autre à imiter le style de ces citations (encore mon goût d’imitation). Je me plaisais à me glisser dans la langue d’un écrivain pour en sortir et me plonger dans celle d’un autre. Certains procédés, certains tours, certaines constructions grammaticales complexes étaient ainsi entrés dans mon arsenal d’outils et moyens linguistiques. Mais à présent, Starobinski était devenu quasiment l’unique référence, un modèle absolu qui me guidait dans mes réflexions tâtonnantes sur Rousseau, réflexions qui étaient simultanément des tentatives de pénétration dans les profondeurs de la langue française. Je me nourrissais de ce que m’offraient les pages de Starobinski. Les deux éditions de La Transparence et l’obstacle ; les deux éditions de L’Œil vivant ; les deux éditions de La Relation critique ; L’invention de la liberté ; 1789, les emblèmes de la raison ; l’édition revue et corrigée de ces deux derniers ouvrages réunis en un seul volume récemment publié, et tant d’autres livres jusqu’aux plus récents... auxquels j’ajouterai de nombreuses photocopies d’articles pliées et agrafées : tout cela, entassé et empilé, fait une haute tour d’une cinquantaine de centimètres. C’est là qu’habitait mon professeur que je ne voyais jamais et que je n’ai jamais rencontré. Cette tour abritait une école et c’est dans cette école que j’ai fait mes classes ; c’est dans cette école que j’ai appris à écouter les mots et la musique des mots ; c’est donc dans cette école que j’ai acquis les bases de ce qui fait l’essentiel de ma vie, ma vie de professeur de français et de littérature française, mais aussi ma vie de locuteur français, ma vie d’homme vivant et inséré dans la grande fertilité de la langue française.» Une langue venue d'ailleurs, pp.218-219.

Sans la lecture de La Transparence et l'obstacle, je ne serais sans doute pas devenu professeur de français.

J'ai osé envoyer mon livre dès sa parution en janvier 2011. Dans sa réponse à mon envoi, il m'invitait à aller le voir à Genève au cours de mon séjour estival en Europe. C'est ainsi que j'ai eu enfin le bonheur de faire sa connaissance après 40 ans d'admiration. Nous avons passé une journée entière ensemble en compagnie de son épouse Jacqueline et la nièce de celle-ci. Au moment où nous nous apprêtions à les quitter, il s'est mis à pleuvoir. Jacqueline nous a prêté un parapluie pliable que j'ai bien l'intention de lui restituer. Quoi qu'il en soit, ce fut une journée d'une grande intensité émotionnelle.

Le restaurant Les Armures où nous avons déjeuné


J'ai évoqué cette journée mémorable dans la correspondance publique que j'ai entretenue avec Michel Murat pour le numéro 3 de la Revue de fiction française contemporaine. Lire cette correspondance. ICI.


Du 5 au 12 août 2011/ Le Banquet du Livre à Lagrasse dans l'Aude

J'ai retrouvé à Lagrasse Dominique Bondu que j'avais rencontré à Arbois un mois avant, à l'occasion des Petites Fêtes de Dionysos. Le Banquet du Livre est constitué d'une série de conférences et d'ateliers d'histoire, de cinéma et de philosophie. C'est un merveilleux lieu de réflexion et de rencontres. Je vous invite d'abord à vous rendre sur le site de la Maison du Banquet et des générations. ICI.
Le thème du Banquet 2011 était « L'universel singulier ». Voici le programme général. -> Banquet201120DER.pdf

Photo de Ghila Krajzman
Pour ma part, j'ai prononcé une conférence intitulée « L'île du bonheur entre le français et le japonais ». J'ai présenté une réflexion sur la difficulté abyssale de la démocratie au Japon telle qu'elle est révélée par Fukushima. J'ai parlé une heure et demie. Nulle part, on ne donne aux conférenciers un temps de réflexion aussi long. C'est là un des aspects extraordinaires du Banquet.

Le matin, nous avons participé à l'atelier de cinéma animé par Jean-Louis Comolli, l'auteur d'un article des Cahiers du cinéma qui m'avait frappé : «Profondeur de champs». Après le cinéma, ça a été le tour de l'Histoire avec Patrick Boucheron qui animait sous un grand arbre une extraordinaire «Conversation avec l'Histoire».

Photo de Ghila Krajzman
Après la nuit tombante, il y avait des séances de lecture. Le dernier jour, les conférenciers qui étaient restés ont été conviés à présenter un texte de leur choix. En ce qui me concerne, dans la prévision de ma rencontre à venir avec Jean Starobinski dans sa ville, j'ai lu le célèbre passage des Confessions appelé «Dîner de Turin» à la suite de l'éblouissante analyse du maître genevois.


Du 7 au 10 juillet 2011/ Les Petites Fêtes de Dionysos à Arbois

J'ai été invité aux Petites Fêtes de Dionysos, un festival littéraire organisé par le Centre Régional du Livre de Franche-Comté. J'ai donc passé quatre jours à Arbois, près de Besançon, en compagnie de huit écrivains : Gwenaëlle Aubry, Agnès Desarthe, Theo Hakola, Jean-Baptiste Harang, Yves Ravey, Tiphaine Samoyault, Mona Thomas et François Migeot. C'est François Migeot, un ami de longue date, qui a fait savoir à Dominique Bondu (maître d'œuvre du Festival) l'existence d'Une langue venue d'ailleurs dont la trajectoire lui semblait sans doute entrer en riche résonance avec le thème central de l'édition 2011 des Petites Fêtes. Pendant le Festival, j'ai eu le plaisir et l'honneur de faire la connaissance de Tiphaine Samoyault, l'auteur d'un bel article sur mon livre, «Entrer dans la langue», paru dans La Quinzaine littéraire du 1er au 15 mars 2011.
(Promenade littéraire au cours de laquelle j'ai entendu quelques extraits de mon livre lus par la comédienne Catherine Cretin)

Certains passages de mon livre ont été lus en public par le comédien Baptiste Roussillon, le fils du grand acteur Jean-Paul Roussillon récemment disparu. Ce fut une expérience très forte d'entendre les pages que j'ai écrites, auxquelles donnait une âme et une vie particulières la lecture à haute voix du comédien. Enfin, j'ai été heureux de constater que ma langue forgée et taillée dans la solitude de mon bureau à Tokyo, loin de Paris, peut toucher les Français. Ceux-ci habitent la France que je n'habite pas. Mais j'habite leur langue qu'ils n'habitent sans doute pas de la même manière que moi. Je vous invite à jeter un coup d'œil sur le site du Centre Régional du Livre de Franche-Comté. ICI.

24 mars 2011/ Rencontre à la Librairie Mollat à Bordeaux

La grande librairie Mollat m'a accueilli dans son somptueux salon. Jean-Marie Planes m'a interrogé sur mon livre devant un public nombreux et attentif. Bernard Sournia, un ami de longue date, était venu pour me saluer. Ce fut pour moi un moment d'une grande émotion. Quelques collègues de Bordeaux, dont Jérôme Roger que j'avais rencontré en décembre 2010 à Tokyo après ses cours à l'université Niigata, étaient là.

Écouter l'enregistrement de cette rencontre : ICI.

C'est J.B. Pontalis qui m'avait mis en relation avec Jérôme Roger. Comment ai-je alors rencontré le directeur de la collection «L'un et l'autre» ? C'est Daniel Pennac qui me l'a fait connaître. Ce sont deux amis inséparables comme les deux amis de Monomotapa : «Deux amis vivaient à Monomotapa. L'un ne possédait rien qui n'appartînt à l'autre.» Ce sont ces vers de La Fontaine que J.B. Pontalis a placé en exergue de son livre dédié à Daniel Pennac.

19 mars 2011/ En compagnie de Daniel Pennac, à la Librairie Le Divan (203, rue de la Convention, 75015 Paris)

Une rencontre-débat autour d'Une langue venue d'ailleurs a eu lieu à la Librairie Le Divan (203 rue de la Convention, 75015 Paris). Daniel Pennac, généreux préfacier de mon livre, a eu l'amabilité de jouer le rôle d'animateur. J.B. Pontalis, accompagné de son épouse, m'a fait l'honneur d'être là, au tout premier rang. Dans le public se trouvaient de-ci de-là quelques visages connus.

Rencontre animée par Daniel
Thibaut Odiette, réalisateur de film et de documentaire, a filmé cette séance pour en faire mon portrait d'auteur. Voir le film.

18 mars 2011/ Le Salon du Livre à Paris, porte de Versailles.

Une langue venue d'ailleurs m'a emmené au Salon du Livre 2011, porte de Versailles. Le 11 mars, au moment où le Japon a été frappé par ce séisme sans précédent, je m'envolais vers Paris. C'est en arrivant à l'aéroport Charles de Gaulle que j'ai appris la gravité de la situation. Je passe mes journées devant mon écran d'ordinateur pour savoir ce qui se passe à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Je communique avec ma famille. Je suis à Paris. Mais je ne suis pas à Paris. Je suis là pour quinze jours.

Une séance de dédicaces d'une heure environ m'a permis de converser avec une vingtaine de personnes qui avaient lu mon livre. Merci de votre visite !

16 mars 2011/ « Renaître avec la langue française », conférence à Rillieux-la-Pape (Médiathèque municipale) dans le cadre de la Semaine de la langue française

A la suite de la publication d'Une langue venue d'ailleurs, j'ai été invité à Rillieux-la-Pape, une commune qui se trouve près de Lyon, pour faire une conférence sur et autour de mon livre. Cela s'est passé dans l'espace Baudelaire de la Médiathèque de Rillieux-la-Pape.

Un quatuor de Mozart
Il y a deux hommes des Lumières qui traversent mon livre d'un bout à l'autre : Rousseau et Mozart. Le musicien salzbourgeois est en effet fortement présent dans mon livre surtout par Les Noces de Figaro. Cécile Dérioz, la directrice de la Médiathèque, a eu la délicatesse de placer dans la première partie de la soirée un programme musical mozartien : un des quatuors dédiés à Haydn a été très bien joué par quatre élèves du Conservateur national supérieur de Lyon.

Mélodie, chronique d'une passion, collection "L'un et l'autre" Une langue venue d'ailleurs, collection folio Melodie, chronique d'une passion, collection folio Petit éloge de l'errance. folio 2 euros La volonté de bonheur — le procès de civilisation et l'écriture littéraire, éditions Misuzu, 1994 L'enterrement de Don Juan — Histoire et société dans Dom Juan de Molière, éditions Yamakawa, 1996 La naissance du public, l'émergence de la littérature, éditions Misuzu, 2003 De l'idée républicaine — pour une démocaratie japonaise à venir, éditions Misuzu, 2005 Pour une lecture littéraire des Noces de Figaro de Mozart, éditions Misuzu, 2007 Un jeune homme devant la guerre, à propos de Candide de Voltaire, éditions Misuzu, 2006 思想としての〈共和国〉(増補新版),2016

Ce que j'ai écrit, ce que j'ai fait au Japon
et ailleurs.
Rencontres, conférences,
émissions auxquelles
j'ai participé.

Certaines photos de ce site (celles du Banquet du Livre à Lagrasse) ont été réalisées par Ghila Krajzman,
photographe new-yorkaise.
Je vous invite à vous rendre sur son site où vous découvrirez de superbes photos.
ICI.

PICKUP

A la Médiathèque de Rillieux-la-Pape Petites Fêtes de Dionysos à Arbois Lagrasse, le village qui abrite le Banquet du Livre Le petit cloître de l'Abbaye de Lagrasse A la Librairie Le Divan avec Daniel Pennac Kozo-ji, à Machida Automne à Tokyo Des kakis Des fleurs sur un tatami Lumière et ombre sur un tatami Fleurs de Michèle